Sur le territoire national, l'action de l'armée se résume à des entraînements et à des actions conjointes avec l'armée française. La seule activité militaire de l'armée se situe au niveau de la région séparatiste du sud : la Casamance. De nombreux abus sont dénoncés chaque année par Amnesty International. L'armée n'hésite pas à expédier les problèmes à sa façon en pilonnant sans distinction au mortier des villages entiers, en fermant des zones entières du pays à la circulation libre (Sud Kassa, etc...).
Le naufrage du bateau commercial le Joola en 2002, plus grosse catastrophe maritime de l'histoire africaine (1900 morts, plus que le Titanic), a discrédité un peu plus l'armée aux yeux de la population de cette région méridionale du Sénégal en conflit larvé avec le pouvoir de Dakar depuis les années 80. En effet, le Joola était sous gestion militaire, avec un équipage militaire coupable selon les enquêtes de nombreuses négligeances...
Le nombre de militaires sénégalais morts au combat en Casamance depuis les années 80 est de "plusieurs centaines" selon les sources officielles, et de "plusieurs milliers" selon les indépendantistes du MFDC.... Le sujet étant tabou au Sénégal, ces chiffres demeurent bien flous.... Il est interdit au Sénégal d'avoir une opinion sur le problème casamançais sous peine de grave représailles...
Les premiers aéronefs de l'armée sénégalaise furent des C-47 et des MH1521M de l'armée française. Aujourd'hui, l'armée de l'air possède quelques F-27 et d'autres avions plus légers ainsi qu'un ou deux hélicoptères. Tous les CM170 sont hors d'usage.

