LE DEFENSEUR DE LA NEGRITUDE

LE DEFENSEUR DE LA NEGRITUDE
1906. 9 Octobre : naissance officielle, à Joal, de Sédar, fils de Basile Diogoye Senghor et de Gnilane Bakhoum, puis première enfance à Djilor, dans la famille de sa mère.
1913. Auprès du Père Dubois, de la mission catholique de Djilor, le jeune Léopold apprend le catéchisme et les premiers rudiments de la langue française.
1914. Au collège de Ngasobil, tenu par des pères, il fait durant neuf ans, l'apprentissage de la discipline et poursuit des études analogues à celles de l'école primaire française.
1923. Envoyé au collège-séminaire Libermann de Dakar pour y étudier le grec et le latin, le jeune Senghor songe à devenir prêtre et professeur. Il s'indigne du mépris dont la culture traditionnelle africaine est l'objet.
1927. Jugé trop frondeur pour le séminaire, Léopold est envoyé à l'école laïque pour y préparer le baccalauréat. Il réussit brillamment ses examens et obtient une bourse pour poursuivre ses études en France.
1928. Arrivé à Paris en octobre, l'étudiant est déçu. Découragé par la Sorbonne, il entre au lycée Louis Le Grand pour préparer l'Ecole Normale Supérieure. Il y rencontra Georges Pompidou l'année suivante.
1930. Voyage en Touraine. Inscription dans le groupe des étudiants socialistes.
1931. Année de l'Exposition coloniale. Senghor fréquente les milieux noirs de Paris. Il rencontre René Maran et se lie d'amitié avec Damas et surtout Césaire.
1932. Il obtient un diplôme d'études supérieures pour son mémoire L'exotisme chez Baudelaire, mais échoue au concours d'entrée a l'école Normale Supérieure. Il préparera désormais l'agrégation de grammaire. Pour cela, il acquiert la nationalité française. En juillet il effectue son premier retour au Sénégal. Son père mourra quelques mois plus tard. En septembre, à Paris, il envisage avec Damas et Césaire un monde nouveau incluant les valeurs nègres. Ce sera la Négritude.
Le défenseur de la négritude et de la francophonie
1933. Admissible à l'agrégation de grammaire, il échoue à l'oral. Léopold se console en découvrant la Grèce et la Turquie. A Paris, il devient président d'une association d'étudiants de l'Afrique de l'Ouest.
1934. Césaire et Senghor font du journal L'Etudiant noir le porte-parole de la Négritude. Du 20 octobre 1934 au 12 octobre 1935, Senghor effectue, comme tous les jeunes Français, son service militaire.
1935. Reçu a l'agrégation de grammaire, Senghor est nommé professeur de 6e au lycée Descartes de Tours.
1936. Militant de la SFIO, Léopold suit les événements mondiaux. L'entrée des troupes italiennes à AddisAbeba lui inspire le poème A l'appel de la race de Saba.
1937. Le 10 septembre, au Sénégal. la conférence qu'il donne à la Chambre de commerce de Dakar surprend l'administration coloniale qui a accueilli en grande pompe le premier agrégé noir. Sa thèse : assimiler et ne pas être assimilé.
1938. I1 est nommé professeur au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, dans la banlieue parisienne, et s'installe rue Lamblardie, près du bois de Vincennes. De nombreux poèmes datent de cette époque, que l'on retrouve dans Chants d'ombre. L'exilé effectue un retour aux sources de sa mémoire.
1939. Dans Ce que l'Homme noir apporte, publié dans un ouvrage collectif sur l'homme de couleur, Senghor montre que les Noirs ont une civilisation et un patrimoine à léguer. En septembre, la France se prépare à la guerre, et le jeune professeur se retrouve soldat de deuxième classe dans une caserne parisienne.
1940. En févner, il est affecté dans un régiment d'infanterie coloniale, et le 20 juin il est fait prisonnier à La Charité-sur-Loire. En septembre, au camp d'Amiens où il est détenu, Senghor compose Au Guelowar, inspiré par l'appel du général de Gaulle, et de nombreux autres poèmes qui figureront dans Hosties noires.
1942. Après avoir changé plusieurs fois de camp de détention, Léopold est libéré pour raison de santé. I1 reprend sa classe à Saint-Maur-des-Fossés.
1944. Du 30 janvier au 8 février, la conférence de Brazaville organisée par le général de Gaulle fait naître l'espoir d'un changement dans les relations francoafricaines. La fin de la guerre approche, et Léopold Senghor, dans La Communauté impériale française, trace les grandes lignes d'une nouvelle politique. Plusieurs poèmes de cette époque témoignent de son indignation devant le fait colonial. L'école nationale de la France d'outre-mer confie a Senghor la chaire de linguistique, autrefois occupée par Maunce Delafosse.
1945. En mars, Senghor est désigné pour participer aux travaux de la commission Monnerville chargée d'étudier la représentation des colonies dans la future Assemblée constituante. En août, une bourse du CNRS lui permet de se rendre au Sénégal pour enquêter sur la poésie sérère. Lamine Guèye, député du Sénégal au parlement français, le persuade de s'engager dans la politique à ses côtes. Senghor est élu pour représenter l'électorat du 2e collège, celui du petit peuple des campagnes.
1946. En janvier, le départ du général de Gaulle amène de nouvelles élections. Senghor découvre les méandres de la politique française. I1 participe à la mise en forme des textes de la future Constitution. Il publie dans Gavroche un article qui prône le fédéralisme pour l'Union française, et parle de conquérir la liberté par des moyens violents. En septembre, Léopold se marie avec Ginette Éboué, la fille du gouverneur général de I'AEF, le premier en Afrique à avoir répondu à l'appel du général de Gaulle en 1940. En octobre, à Bamako, naît le Rassemblement démocratique africain (RDA). Les sénégalais Lamine Guèye et Senghor ont boudé l'événement. L'unité africaine en souffrira
1947. Le soulèvement malgache en mars, la grève des cheminots du Dakar-Niger en octobre et les contacts avec ses électeurs mobilisent l'énergie du député de la brousse, tandis que la revue d'Alioune Diop Présence africaine, qui voit le jour en décembre, requiert le soutien de l'écrivain Senghor. En juillet, le couple Senghor accueille son premier fils, Françis.
1948. Mort de Gnilane. C'est une page du passé qui se tourne, mais une page de l'avenir s'ouvre avec la naissance d'un deuxième fils, Guy. Les relations entre Lamine Guèye et Senghor sont de plus en plus mauvaises. Elles aboutissent à la rupture. Senghor démissionne de la SFIO pour créer, avec Mamadou Dia un parti, le BDS, Bloc démocratique sénégalais, et un journal, La Condition humaine. En novembre. Senghor rejoint a l'Assemblée le groupe des Indépendants d'outre-mer. Publication de Hosties noires (Seuil) et d'une Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française (PUF) précédée d'une préface de Jean-Paul Sartre, Orphée noir; qui fait retentir l'idée de négritude.
1949-1950. Léopold parcourt le Sénégal pour présenter son mouvement qui se veut toujours socialiste mais avec un enracinement rural africain. II livre par ailleurs ses réflexions et ses poèmes dans de nombreuses publications.
1951. Large succès du BDS aux élections législatives. Lamine Guèye est battu.
1952-1954. Le président du BDS renforce sa popularité au Sénégal, l'écrivain Senghor augmente sa notoriété sur le plan international (->1954). Il publie notamment un manuel scolaire, La belle histoire de Leuk-le-Lièvre, une étude sur Victor Hugo et divers articles sur la civilisation africaine.
1955. Sous le gouvernement d'Edgar Faure, Senghor devient secrétaire d'état à la présidence du Conseil. Il exprime ses options dans deux articles : L'Afrique et l'Europe et Pour une solution fédéraliste. Léopold vit un drame familial en divorçant d'avec Ginette Eboué.
1956. En juin, une loi-cadre accorde une semi-autonomie aux territoires d'outre-mer et crée des conseils de gouvernement. Elle est combattue par Senghor qui aurait souhaité un cadre fédéral. Il tente, dans de nombreux articles, de faire entendre sa voix. A Paris, le 19 septembre. se tient le premier Congrès des artistes et écrivains noirs. Le 29 septembre, Senghor est élu maire de Thiès. Publication d'Éthiopiques, un recueil de poèmes qui comporte en postface Comme les lamantins vont boire à la source, une clé pour comprendre la poésie senghorienne.
1957. Le BDS fusionne avec d'autres partis de I'AOF au sein de la Convention africaine. La Condition humaine prend le titre symbolique de L'Unité. Le 18 octobre, Léopold Senghor épouse Colette Hubert une Française originaire de Normandie. Il leur naîtra un fils, Philippe Maguilen.
Léopold Sédar Senghor, le Président

1958. Lamine Guèye et Senghor réunissent leurs mouvements sous l'appellation d'union progressiste sénégalaise (UPS). L'escalade de la violence en Algérie ramène le général de Gaulle au pouvoir en mai. Senghor devient membre de la commission chargée d'élaborer une Constitution destinée à créer une Communauté franco-africaine. Le général prévoit un référendum pour faire accepter son projet. En juillet, au congrès du PRA (Parti du regroupement africain)à Cotonou, les participants décident de refuser la Communauté et de réclamer l'indépendance. En septembre. le général de Gaulle se rend dans les capitales africaines pour préparer le référendum. En Guinée, Sékou Touré l'accueille avec un discours violent, et au Sénégal, en l'absence remarquée de Senghor et de Mamadou Dia, des porteurs de pancartes agitent des slogans d'indépendance.
Senghor, qui avait émis des réserves sur le projet français, reçoit satisfaction. II se prononce alors pour l'entrée dans la Communauté. Les autres dirigeants, hormis Sékou Touré, font le même choix.
1959. Senghor s'efforce de faciliter des regroupements. Obligé de renoncer a la grande fédération des Etats de l'Afrique de l'Ouest qu'il avait envisagée, Léopold Senghor parvient à bâtir une union à deux, avec le Soudan de Modibo Keïta. Ce dernier devient provisoirement chef du gouvernement de la Fédération du Mali, tandis que Léopold Senghor préside l'Assemblée fédérale. L'UPS sénégalaise et le RDA soudanais fusionnent et, sous le titre Nation et socialisme, Léopold Senghor exprime leur doctrine pour le présent et l'avenir. En décembre, à Dakar, le général de Gaulle accepte, à la demande de ses dirigeants, d'accorder l'indépendance à la Fédération du Mali. L'Université de Dakar, inaugurée en cette fin d'année, apporte l'espoir d'un développement basé sur la culture.
1960. Le 4 Avril, les transferts de compétence sont signés et le 20 juin, l'indépendance de la Fédération du Mali est proclamée. Mais les divergences entre les deux pays sont manifestes et le conflit qui éclate dans la nuit du 19 au 20 août aboutit à la rupture. En septembre, Senghor est élu président de la République du Sénégal. Mamadou Dia devient Premier ministre.
1961-1962. Tandis que Mamadou Dia met en place une politique progressiste basée sur un plan de développement a long terme, le président Senghor s'occupe des relations internationales. Jusqu'alors complémentaires, les deux hommes entrent un conflit. En décembre 1962. accusé d'avoir tenté un coup d'état. Mamadou Dia est arrêté.
1963. Léopold Senghor reprend les rênes du pouvoir et instaure un régime présidentiel fort. Plusieurs prix littéraires confirment son audience internationale. En mai. dans la capitale de l'Éthiopie, la naissance de l'Organisation de L'unité africaine (O.U.A.) répond a ses vœux. En décembre, les élections sénégalaises donnent lieu à de graves incidents. Léopold Senghor est néanmoins réélu pour cinq ans.
1964-1965. Le président s'efforce, en réajustant le plan, et en moralisant la vie politique, de sortir son pays du sous-développement. Sous le titre Liberté 1, les éditions du Seuil regroupent et publient les textes de Senghor traitant des problèmes culturels.
1966. Le 30 mars, Dakar accueille. pour le premier Festival mondial des arts nègres, une foule d'artistes et d'intellectuels. La Négritude triomphe. La civilisation africaine est à l'honneur. Le président réaffirme que la culture est le socle du développement.
1967. Léopold Senghor recueille de nombreux honneurs pour ses œuvres littéraires. Le 22 mars, le chef de l'état est l'objet d'une tentative d'attentat. Le coupable sera condamné à mort et exécuté.
1968. En mai, les étudiants se mettent en grève. Ils sont suivis par les travailleurs. L'explosion sera maîtrisée avec difficulté. Le président découvre le mécontentement et la nécessité d'effectuer des réformes et de partager le pouvoir.
1970. En février, Abdou Diouf devient Premier ministre. Le gouvernement va tenter de redresser l'économie, mise à mal par la sécheresse, et de pratiquer l'ouverture démocratique. Naissance du journal Le Soleil. En mars, création a Niamey, de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT).
1971. Le président Senghor accueille à Dakar son vieil ami le président français George Pompidou. L'université est en grève. Des étudiants sont arrêtés et condamnés pour actes de violence. L'un d'entre eux, Oumar Blondin Diop, décédera en prison. Publication de Liberté 2, consacré aux textes politiques et sous-titré Nation et voie africaine du socialisme.
1973. Publication des Lemcs d'hivernage. Quatrième mandat présidentiel pour Senghor.
1974. L'avocat Abdoulaye Wade est autorisé à créer un parti.
1976. Une réforme instaure le multipartisme limité à trois composantes : socialistes, communiste et libérale.
1977. Publication de Liberté 3, un nouveau volume consacré aux textes culturels, avec en sous-titre : Négritude et civilisation de l'universel.
1978. Cinquième mandat présidentiel pour Léopold Senghor.
L'académicien, l'homme de culture
1980. En décembre, Léopold Sédar Senghor se retire de la vie politique. Il a 74 ans. Il laisse le pouvoir à Abdou Diouf et se consacrera désormais à la culture. Il deviendra docteur honoris causa de nombreuses universités.
1981. Le 7 Juin, mort accidentelle de Philippe Maguilen; né de son union avec Colette Hubert. Il perdra deux ans plus tard l'un des fils de son premier mariage. En octobre, Senghor est reçu a l'Académie des sciences d'outre-mer.
1983. Publication de Liberté 4, comportant des textes politiques regroupés sous le titre Socialisme et planification.
1984. Le 29 mars, l'Académie française accueille Senghor sous la coupole. Edgar Faure l'intronise auprès des académiciens.
1988. Publication de Ce que je crois, une synthèse de sa pensée sur la Négritude.
1990. Le 12 mai, inauguration à Alexandrie (Egypte) de l'Université internationale de langue française Léopold Sédar Senghor.
1993. Publication de Liberté 5, sous-titré Le dialogue des cultures.
1995. 18 mars. A Verson, dans la région de Caen où réside le président, inauguration, en présence de nombreuses personnalités, d'un espace culturel qui porte le nom de Léopold Sédar Senghor.
2001 Décès de Léopold Sédar Senghor, le 20 décembre 2001, dans sa propriété de Verson
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# Posté le samedi 19 mars 2005 05:43

Casamance : Sécurité, mythes et réalité

Casamance : Sécurité, mythes et réalité
La Casamance, c'est dangereux ! Voilà ce qu'on vous dira dés votre arrivée à l'aéroport de Dakar ! C'est aussi en gros ce que l'on peut lire depuis plusieurs années sur les sites des ministères des affaires étrangères occidentaux. Qu'en est-il réellement? Contrairement à certains hôteliers locaux qui prennent le parti de ne pas en parler et à certains livres-guides qui n'osent plus y mettre les pieds (s'économisant ainsi par la même un peu de boulot), Senegalaisement.com vous informe ! Et les chiffres sont éloquents : en vingt ans de revendication indépendantiste en Casamance, pas un seul touriste n'a été sciemment attaqué dans cette région sud du pays !!! Oui, certes, quelques barreurs de routes ont à quelques reprises ces dix dernières années vidé les poches de quelques occidentaux se passage. Mais qu'est ce finalement comparé aux rues de Dakar... ou au métro Chatelet-les-Halles à Paris !
Bref, si les morts sont innombrables (plusieurs milliers depuis 1981) de part et d'autre, jamais un occidental n'a été directement aggressé. Personne n'étant à l'abri d'une balle perdue, il est arrivé, notamment début 2002, qu'une personne se retrouve avec du plomb dans l'aile (sans savoir d'ailleurs qui des indépendantistes ou de l'armée sénégalaise a tiré). Bref, la Casamance, dans l'état actuel des choses n'est absolument pas hostile au tourisme et n'a jamais d'ailleurs été aussi accueillante.
Photo en haut à droite : l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, leader du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC). Ce religieux originaire de Singalène (Oussouye) a maintes fois été emprisonné dans les prisons sénégalaises.

Pourquoi donc aujourd'hui, cette réputation d'insécurité chronique colle à la Casamance ? C'est que depuis vingt ans tout n'est pas rose. L'image idyllique de la région a été brisée par trois faits marquants : la «disparition» de quatre français, l'attaque des pêcheurs du Cap Skirring par les indépendantistes et la répression sanglante de l'armée sénégalaise qui depuis dix ans, malgré les remontrances du FIDH et d'Amnesty International, a détruit la plupart des villages du Sud Kassa et massacré des centaines de civils.

D'après la presse sénégalaise, les soit-disant «rebelles» ne seraient plus que quelques dizaines qui n'½uvrent plus pour une quelconque idée politique mais par pur esprit de piraterie. Quelques rares embuscades tueraient quelques militaires sénégalais mais c'est surtout chez la population civile qu'ils entretiendraient la peur grâce à des pillages réguliers de petits villages forestiers et à des barrages sur les routes. La vérité est malheureusement toute autre. La terreur, c'est le plus souvent les militaires sénégalais qui l'entretiennent. Pour eux, tout casamançais est un rebelle potentiel. Ils n'hésitent pas à mitrailler tout ce qui bouge en plein milieu d'un village lorsqu'ils pensent qu'il y a un rebelle dans la population. Les tristes exemples des villages martyrs d'Effok ou de Youtou ou plus récemment celui des pilonnages des environs de Diouloulou début 2002 illustrent parfaitement ces graves crimes perpétrés par l'armée sénégalaise. Lorsqu'ils bombardent un village, ils savent très bien qu'il y a des civils à l'intérieur. Photo à droite : Diamacoune et Sidy Badgi, chef d'Atika, les hommes de la forêt. Photo ci-dessous, un jeune indépendantiste kabroussois du maquis.
L'esprit d'émancipation d'une grande majorité de Casamançais est toujours présent et la plupart des Diolas sont aujourd'hui indépendantistes même s'ils ne disent pas ouvertement, craignant des représailles qui ne manqueraient pas d'arriver. Depuis des années, le peuple casamançais est rabaissé par les gens du Nord qui pourtant auraient beaucoup à apprendre. Mais lorsque la diaspora Casamançaises rentre au village pour expliquer ce qu'est la Casamance, les Casamançais reprennent confiance. N'est-ce pas compréhensible ? La Casamance est enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau. Le gouvernement ne fait pas grand-chose pour que cette enclave se sente avant tout sénégalaise. Deux bateaux inconfortables par semaine reliaient Ziguinchor à Dakar : 16 heures de navigation ! Un catamaran hors de prix pour le modeste casamançais a été mis en service par une compagnie privée. En juillet 2002, ces deux bateaux n'existent plus et seul l'Omega qui est avant tout un petit navire de Fret fait encore la liaison. Un petit effort à été fait sur le plan routier en 1997 avec la réfection de la route Dakar-Ziguinchor mais avouons-le , ça ne suffit pas. La Casamance est de loin la région potentiellement la plus riche du pays : tourisme, agriculture, pêche, commerce avec la Gambie et la Guinée-Bissau... C'est pourtant ici que les investissement de l'État sont les moins importants. La Casamance pourrait nourrir le pays mais les paysans ne veulent pas travailler pour rien : - les denrées périssables (fruits, légumes, poissons...) du fait de la lenteur et du faible nombre de transports en commun ne peuvent arriver dans de bonnes condition à Dakar. De plus à quoi bon gagner de l'argent avec la culture puisqu'ils ne peuvent rien acheter de plus. En effet, ils s'autosuffisent alimentairement et tout achat de biens de consommations leur est superflu puisqu'ils n'ont pas accès à l'électricité au téléphone ou à l'eau courante ! De plus, le riz a un cours fixé par le gouvernement et ce cours couvre à peine les frais de culture. Le riz importé de Thaïlande coûte ainsi moins cher ! Les casamançais réclament donc d'urgence de gros investissements d'infrastructure leur permettant de moderniser leur région. C'est à ce prix que le mouvement indépendantiste cessera d'exister. Mais ce n'est pas tout. Les différences religieuses et ethniques sont aussi une partie du problème. Longtemps la totalité des fonctionnaires exerçant en Casamance étaient du Nord du Sénégal. Ces agents de l'État ne parlaient donc pas un mot de Casamançais et de nombreuses tensions sont apparues. Comment un pauvre paysan ne parlant pas le français ni le Wolof pouvait il expliquer au postier dakarois qu'il voulait envoyer une lettre recommandée ? Aujourd'hui le pourcentage de Diolas dans l'administration a augmenté mais ce n'est pas encore assez. Durant ces années d'hégémonie wolof, les «nordiques» ont essayé d'imposer leur langue, leur mode de vie et leur religion. Grâce à l'argent de ces fonctionnaires de nombreuses mosquées ont vu le jour principalement à Ziguinchor. Ces mosquées avec des haut-parleurs réveillant tout les quartiers à 4h00 du matin ont déplu à juste titre cette majorité catholique ou animiste casamançaise. C'est cette situation de calme relatif ou la paix règne tant bien que mal mais où à vrai dire une simple étincelle pourrait réveiller la masse casamançaise méprisée par les sénégalais du nord, qui fait de cette région le problème n°1 du pays. Pour remettre tous ces problèmes dans un contexte chronologique, tous ces évènements ont commencé en 1983, alors quelques gendarmes très peu futés ont jugé bon de faire irruption dans un bois
sacré durant un cérémonie rituelle. La plupart de ces gendarmes ont été découpés en morceaux (ce qui admettez-le est tout à fait normal...). Quelques jours plus tard les étudiants casamançais de Ziguinchor ont manifesté contre ces intrusions de la police dans des fêtes rituelles diolas. Durant cette manifestation un jeune étudiant sera tué. C'est le début des gros pépins. Un cortège formés de centaines de Diolas armés de sagaies, de coupes-coupes et de fusils et mené par des femmes nues se rend à la gouvernance de Ziguinchor. L'armée arrive immédiatement et le massacre commence. 30 morts d'après le gouvernement. Près de 400 selon la plupart des observateurs. A chacun d'accepter ses responsabilités. Celle-ci revient à Abdou Diouf... Les derniers massacres de 2000 à 2002 reviennent au vieux président-talibé Abdoulaye Wade Sesse Sek
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# Posté le vendredi 18 mars 2005 10:18

L'infatigable Salif Diao

L'infatigable Salif Diao
Ma vie professionnelle a commencée en 1992. Un matin très tôt, je suis parti en bus de Kédougou, ma ville natale, avec l'argent nécessaire pour payer mon trajet à la poursuite de mon rêve; en direction de Dakar, à 700 km de la, avec une paire de sandales et une adresse. Rejoindre la capitale pour s'integrer à un regroupement de footballeurs annoncé quelque jours plus tôt à la télé, afin de passer des tests encadrés, entre autre, par des superviseur de l'AS Monaco au stade Iba Mar Diop.

Par initiative du consul du Sénégal en Principauté, Mr Aldo Gentina et le président Jean-Louis Campora, le club français avait decidé de créer un centre de formation en Afrique. Les portes de la D1 semblaient s'ouvrir malgré les difficultées a me faire une place parmis les joueurs des clubs de la capitale, qui etaient évidement prioritaires.
Je dois ma chance à la rencontre dans un marché du coin, d'un des entraineurs du centre qui participait a la sélection et qui fit attention a moi les jours suivants.

J'étais venu pour réussir, et qui connais ma région et sa fierté, sait que je n'aurais pu rentrer avec un échec. Ce ne fut pas le cas, car le lendemain de ma rencontre, j'ai été suivi de près et retenu...
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# Posté le jeudi 17 mars 2005 07:19

Souleymane Camara l'avenir.

Souleymane Camara l'avenir.
Jeune et talentueux attaquant, Souleymane Camara s'appuie surtout sur sa vivacité. Il a déjà donné un aperçu de son génie explosif tant en Ligue 1 qu'au niveau international.

Equipe nationale
Camara faisait ses débuts pour le Sénégal en octobre 2000, à l'âge de 17 ans, contre la Guinée. Il doit attendre deux ans pour inscrire son premier but en compétition internationale mais celui-ci tombe à point nommé puisqu'il s'agit du but victorieux du Sénégal à la 90e minute du quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations contre la Zambie, en janvier 2002. Il était remplaçant lors de la Coupe du Monde 2002 de la FIFA.

Club
Camara signe pour Monaco à l'âge de 16 ans, en 1999, après avoir impressionné les dénicheurs de talents à l'école de football que le club possède à Dakar, au Sénégal. Après une saison passée dans le championnat amateur avec l'équipe réserve de Monaco, Camara se révèle en 2001/02. Il entre au cours des neuf premières rencontres de la saison et marque pour sa première titularisation, une victoire 3-1 face au Stade Rennais FC en décembre. En 2002/03, il inscrit quatre buts en championnat, soit deux fois plus que la saison précédente. Des 22 matches que Camara dispute, il n'en débute que neuf, essentiellement en raison de la forme éblouissante des autres attaquants, Shabani Nonda et Dado Pršo. Néanmoins, il joue un rôle important dans une saison qui voit Monaco remporter la Coupe de la Ligue et terminer à la deuxième place du championnat.

2003/04 : Après avoir disputé quatre matches pour Monaco, il est prêté à l'EA Guingamp où il inscrit deux buts en treize matches et fait ensuite son retour en Principauté.

Le saviez-vous ?
Camara estime que le tournant de sa jeune carrière est un conseil de Didier Deschamps, qui lui avait suggéré de moins réfléchir sur le terrain et de jouer avec plus de spontanéité.

©uefa.com 1998-2005. Tous droits réservés.
Joueur






Nom Souleymane Camara
Date de naissance 22.12.1982
Pays Sénégal
Position Attaquant
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# Posté le jeudi 17 mars 2005 07:07

Zinédine Zidane

Zinédine Zidane
Zinedine Zidane représente pour beaucoup LE milieu de terrain, par son exceptionnelle qualité de passe, son toucher de balle époustouflant, et, la rapidité et la détermination avec laquelle il fait basculer une rencontre.

Equipe nationale
Zidane était déjà promis à la gloire avant qu'il n'inscrive deux buts dès sa première sélection contre la République tchèque en août 1994, mais c'est lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1998 remportée par la France que "Zizou" devenait légendaire. Deux buts de la tête en finale contre le Brésil représentaient une performance magnifique. Le joueur était dans la même forme lumineuse lorsque la France remportait l'UEFA EURO 2000™. Privé de deux matches du premier tour du Mondial 2002 en Corée et au Japon en raison d'une blessure, beaucoup excusaient les piètres résultats des Bleus par l'absence de Zidane. Il a marqué trois autres buts lors de l'UEFA EURO 2004™, dont deux buts lors du fantastique "come back" des Bleus contre l'Angleterre. Le quart de finale perdu 1-0 face à la Grèce était le 93e et dernier match de Zidane avec l'équipe de France, avec laquelle il a marqué 27 buts. Fait remarquable, la France n'a jamais perdu lorsque Zidane a marqué.

Club
Né à Marseille en 1972 de parents immigrés algériens, Zidane faisait ses débuts professionnels à l'AS Cannes en 1988/89 avant de partir au FC Girondins de Bordeaux.

1996 : Après avoir aidé Bordeaux à participer à la finale de la Coupe UEFA 1996, Zidane signait au Juventus FC. Il y remportait deux titres de champion d'Italie, mais ses deux défaites en finale de l'UEFA Champions League, contre le BV Borussia Dortmund et le Real Madrid CF, constituaient un bémol à ces six saisons passées à Turin.

2001 : Zidane rejoignait Madrid pour 76 M€ à l'été 2001, ce qui provoquait un coup de tonnerre dans le football. Il mettait finalement un terme à sa disette européenne en inscrivant d'une superbe reprise de volée le deuxième but, décisif, qui permettait à Madrid de remporter la finale de l'édition 2002 de la Champions League aux dépens du Bayer 04 Leverkusen. Le milieu de terrain ajoutait une Super Coupe de l'UEFA et un titre de champion d'Espagne à son palmarès au terme d'un exercice 2002/03 où il inscrivait neuf buts en 33 matches de Primera División.

2003/04 : Zidane a critiqué sa forme lorsque le Real a perdu la finale de la Coupe d'Espagne, a été éliminé de la Champions League et a laissé filer sa couronne de champion. "La vérité, c'est que je joue mal", a-t-il déclaré.

Le saviez-vous ?
Après avoir été élu Footballeur Européen de l'Année et Footballeur Mondial de l'Année, Zidane a été élu Meilleur joueur européen des 50 dernières années lors d'un sondage réalisé à l'occasion du Jubilé de l'UEFA
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# Posté le jeudi 17 mars 2005 06:58