L'enjeu est d'importance stratégique. Si d'ici trois mois le peuple irakien était dans l'impossibilité de se rendre aux urnes, pour choisir, "librement", les futurs gouvernants que lui propose la Maison-Blanche, alors, il serait de plus en plus évident que la mission de "démocratisation par les armes", imaginée à Washington, aurait pris la direction d'un échec, aux conséquences difficilement imaginables. La crédibilité de toute la philosophie de la politique internationale imaginée par les conseillers du président recevrait un violent camouflet. Un camouflet qui serait néanmoins beaucoup plus cinglant, dans l'immédiat, à l'extérieur des USA plutôt qu'a l'intérieur du pays (...)